Le meilleur de la littérature en 2025
Voici ce que «Nouveau Projet» et son réseau de collaborateur·trice·s ont lu cette année.

Voici ce que «Nouveau Projet» et son réseau de collaborateur·trice·s ont lu cette année.

Un monde où les certitudes s’écroulent, mais où émerge néanmoins une certaine lumière à travers la noirceur. C’est au gré du mouvement entre la géopolitique et la généalogie que s’écrivent ces 548 pages qui aboutissent, dans les meilleurs passages, à la littérature, à ce qu’elle nous fait, à ce qu’elle occulte, à ce qu’elle révèle.

Théâtre, danse, cinéma... Voici les recommandations de l'équipe de «Nouveau Projet» ce mois-ci.

Paru en 1985 mais revu cette année aux Éditions de Minuit à partir des tapuscrits originaux et d’un texte resté inédit, «La mémoire et les jours» de Charlotte Delbo ressurgit comme une œuvre brulante d’actualité, entre mémoire des camps et solidarité face aux violences qui se répètent aujourd’hui encore.

Avec ses compositions élégantes et sans artifice, la jeune Canadienne Noeline Hofmann insuffle au country traditionnel toute la force brute et la poésie des plaines de l’Ouest.

Si vous êtes à la recherche d’un bon plan cinéma-maison, vous l’avez trouvé: «Sorry, Baby», premier long-métrage de l’audacieux·se Eva Victor, qui dresse avec délicatesse et une pointe d’humour le portrait d’une jeune femme qui tente de reprendre pied après un traumatisme.

Ce mois-ci marque les cinq ans du décès de David Graeber, cet anthropologue anarchiste qui a rassemblé des légions de fans partout dans le monde. Ses essais critiquent vivement l’ordre établi et imaginent, avec audace et espoir, des alternatives face aux crises actuelles.

Montréal vibre au rythme du FTA, évènement théâtral attendu de pied ferme par les membres de notre équipe. Voici les spectacles qui nous ont impressionné·e·s jusqu’à présent.

On fait le plein de chansons en letton, en albanais et en allemand au lendemain de l’Eurovision. Pleins feux sur les artistes les plus avant-gardistes et musicalement intéressants du concours (parce que oui, il y en a).

Dans «Hewa Rwanda», le dramaturge et acteur kigalien Dorcy Rugamba jette un éclairage nouveau sur le génocide auquel il a échappé. D’ailleurs, le continent africain est très bien représenté à la 19e édition du FTA.

La primoromancière Myriam de Gaspé impressionne avec «L’embouchure», un livre traversé par le fleuve Saint-Laurent qui parait ces jours-ci aux éditions Les Herbes rouges.